
Transition Ecologique, Réglementation
Publié le : 13/04/2026 par Ewen RONDON
Vous fabriquez ou commercialisez un produit industriel ? Les déclarations environnementales de type III vous concernent directement. Voici ce qu'elles sont, ce qu'elles impliquent, et ce qu'elles peuvent vous apporter concrètement.
Les déclarations environnementales de type III (FDES, EPD, PEP ecopassport) sont désormais incontournables pour toute entreprise qui fabrique, transforme ou met sur le marché un produit industriel.
Elles permettent de mesurer et communiquer l’impact environnemental des produits, selon une méthode reconnue et standardisée : l’Analyse du Cycle de Vie (ACV).
Les entreprises sont de plus en plus concernées : la réglementation européenne évolue, les attentes clients augmentent, et les labels environnementaux se multiplient.
Pour accompagner cette transition, IPC aide les acteurs de la filière plastique et composite à réaliser, vérifier et valoriser leurs déclarations.
Une déclaration environnementale de type III est un document normalisé qui présente les impacts environnementaux d’un produit, calculés selon une méthodologie scientifique rigoureuse : l’ACV.
Ces déclarations reposent principalement sur les normes internationales suivantes :
Selon les secteurs, on distingue 3 formats de déclarations de type III :
Ces documents sont vérifiés par un tiers indépendant et publiés sur des plateformes reconnues (INIES, Environdec, PEP).
Il existe quatre types principaux :
1. Déclaration individuelle
Réalisée par une entreprise pour un produit précis, fabriqué selon un processus unique et représentatif. C’est le format le plus courant, qui offre la meilleure précision et une valorisation directe du savoir-faire de l’entreprise.
2. Déclaration individuelle de gamme
Elle concerne plusieurs variantes d’un même produit (épaisseurs, couleurs, densités, etc.).
La démarche est plus efficiente, puisqu’une seule étude ACV permet de regrouper plusieurs références dans une seule fiche, à condition que leurs procédés et compositions soient similaires.
3. Déclaration collective
Portée par un syndicat, une fédération ou un groupement professionnel, elle représente une moyenne sectorielle issue des données de plusieurs entreprises.
Ce format rend possible la publication à moindre coût de FDES ou EPD, notamment pour les PME. En revanche, il ne permet pas de différencier les performances propres à chaque fabricant.
4. Déclaration paramétrable
C’est un format plus innovant et dynamique, qui permet de faire varier certains paramètres (contenu recyclé, distance de transport, type d’énergie, etc.) pour adapter automatiquement les résultats de la fiche publiée.
Ce type de déclaration, de plus en plus utilisé dans le bâtiment ou les produits sur mesure, facilite l’intégration dans les outils numériques comme le BIM et renforce la flexibilité pour les utilisateurs.
Les raisons de s’y mettre sont nombreuses, et elles vont bien au-delà de la contrainte réglementaire.
1. Répondre aux exigences réglementaires
Depuis plusieurs années, les textes évoluent :
En d’autres termes, ne pas disposer de déclaration, c’est risquer de ne plus pouvoir accéder à certains marchés.
2. Valoriser les produits et matériaux
Une déclaration vérifiée permet de :
Les entreprises qui publient des FDES, EPD ou PEP montrent qu’elles maîtrisent leurs impacts et qu’elles s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue.
3. Améliorer ses procédés internes
Faire une ACV complète pour établir une déclaration, c’est aussi mieux comprendre :
Résultat : des économies potentielles et une meilleure compétitivité environnementale et économique.
La production d’une déclaration suit plusieurs étapes clés, encadrées par les normes ISO 14040-44 et EN 15804.
1. Définir le produit et son périmètre
On précise ce que l’on étudie : un matériau, une pièce, un système complet.
On définit également l’unité fonctionnelle (par exemple : “1 kg de produit fini”, “1 m² de plaque”, etc.) et les frontières du système (de l’extraction à la fin de vie).
2. Collecter les données
C’est une phase clé : on recueille toutes les informations sur les matières utilisées, l’énergie consommée, les transports, les déchets, et les éventuels recyclages de fin de vie.
3. Réaliser l’Analyse du Cycle de Vie
Cette étape consiste à modéliser le produit dans un logiciel spécialisé, en utilisant une base de données environnementales comme Ecoinvent.
Les flux sont traduits en impacts environnementaux (ex. : empreinte carbone, consommation de ressources, eau, énergie).
4. Rédiger la déclaration
Les résultats sont intégrés dans une fiche normalisée, conforme au format prévu par les programmes (INIES, IES, PEP ecopassport®…).
Tout doit être documenté, traçable et compréhensible.
5. Vérifier la conformité
La fiche est ensuite vérifiée par un expert indépendant qui s’assure que tout respecte les normes et les règles produits (PCR).
6. Publier et valoriser
La fiche validée est publiée dans une base publique, accessible à tous.
L’entreprise peut alors la communiquer à ses clients, la valoriser dans ses appels d’offres, ou la mettre en avant dans ses rapports RSE.
Les déclarations environnementales de type III (EPD, FDES, PEP ecopassport) sont devenues un standard incontournable pour évaluer et communiquer les impacts environnementaux des produits. Elles répondent à des exigences réglementaires croissantes, tout en offrant un levier stratégique pour l’innovation et l’écoconception.
Grâce à son expertise en ACV et en matériaux et procédés plastiques et composites, IPC se positionne comme un partenaire clé pour accompagner les industriels dans cette transition. Au-delà de la conformité, ces démarches permettent de structurer une véritable stratégie environnementale et de créer de la valeur durable.
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